La transition numérique dans la filière équine : l’avis d’Erick Bossard (EQUICER)

1. Quels sont vos constats sur la transition numérique de la filière équine et spécifiquement sur le commerce des chevaux de sport ?

On a pour moi, globalement une filière très en retard sur le numérique et concernant spécifiquement le commerce, on constate que les acheteurs se sont éloignés des sites de production. L’isolement des producteurs dans le milieu rural éloigné est un vrai problème.

Culturellement, la plupart des éleveurs sont ancrés dans un schéma très traditionnel et très « terroir », qui fonctionne dans l’échange direct et le face-à-face qui inclut la convivialité. La vente à distance est donc compliquée et ne fait pas partie des usages, mais malgré tout internet est reconnu comme outil performant pour se donner davantage de visibilité et pour se donner plus de chance de vendre.

Aujourd’hui, je constate également qu’il y a eu beaucoup de communication sur les start-ups de la filière, mais comment atteint-on le service de la start-up si on n’est pas connecté ? Comment rendre le numérique accessible ?

La vulgarisation du numérique parait importante et plus que nécessaire, mais aujourd’hui, pas de structure facilitatrice pour faire le lien.

2. Pour vous les acteurs de la filière du commerce sont-ils prêts à utiliser les nouveaux outils numériques pour leur activité ? 

Il y a deux générations qui cohabitent dans le commerce : une génération qui a 25 ans et qui est née avec le numérique et une génération qui a 65 ans qui n’a pas été formée au numérique. C’est une grande différence entre les deux, l’enjeu majeur est de s’adapter aux outils de deux générations et c’est à mon avis l’enjeu majeur de cette transition numérique qui s’opère et c’est ce qu’Equipeer a très bien compris.

Ceci dit, la formation commerciale des acteurs pose également problème pour utiliser les outils modernes d’aujourd’hui. Les gens se lancent trop tôt dans le milieu professionnel et n’ont pas forcément de stratégie, ne savent pas prioriser. Il y a peu de recul ni d’objectivité sur leurs produits et il y a également des problèmes de stratégies commerciales.

3. Comment EQUICER accompagne ses clients sur ces sujets ?

La comptabilité gère le passé d’une société et EQUICER propose ses services de conseil pour préparer l’avenir ! Anticiper et faire en sorte que les revenus souhaités soient atteints. Nous apportons une aide à la projection, nous apportons une vision extérieure et nous proposons des solutions adaptées à la situation. Mais la condition sinéquanone est bien évidemment que le client soit ouvert et acteur du suivi et du conseil apporté !

EQUICER fournit un conseil qui est spécialisé et adapté avec une très bonne connaissance du milieu mais il faut que les gens soient accompagnables ! Il y a souvent une « projection-passion » qui pose des problèmes d’objectivité, les éleveurs ont parfois du mal à accepter que certains de leurs produits sont moyens voire très moyens. Les producteurs restent les plus compliqués à accompagner dans le conseil car la culture « terrain », la passion de leurs produits est trop forte, ce qui pose un réel frein à l’objectivité de la valeur de ce dernier, donc derrière la commercialisation pose problème.

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